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Escapades coutelières

Voyage autour du monde à la découverte de couteaux d'ici et d'ailleurs

Kernico "KN2": top départ

Kernico "KN2": top départ
Battre le fer tant qu'il est chaud

Dimanche.

Cela fait plus d'un mois que j'ai commandé un backstand et un four de trempe à un artisan polonais, mais la situation géopolitique en Europe de l'est me fait penser qu'il va me falloir faire preuve d'encore pas mal de patience avant d'avoir des nouvelles de sa part.

En attendant, je ne reste pas les bras croisés et continue d'avancer sur les différents projets que je mène en parallèle: le nouveau manche de mon premier couteau baigne depuis quelques jours dans son mélange à base d'huile de lin tandis que je teste différents patrons pour son futur étui. J'ai aussi découpé et mis à sécher quelques carrelets, à toutes fins utiles, que je suis allé chercher dans les sections les plus noueuses de mon olivier ainsi que dans un tronc de résineux que j'ai récemment fendu. Une première soirée au dessus du poêle a d'ailleurs déjà eu raison de leur planéité, qu'il faudra rectifier le moment venu.

Et puis, évidemment, il me reste environ 40cm de MagnaCut à exploiter...

Je profite donc d'un temps mort dans mon emploi du temps de ministre pour démarrer mon second projet: un couteau moins orienté popote et plus tourné vers l'utilitaire. A cette fin, je ressors les patron et la maquette réalisée quelques semaines plus tôt pour bien me remettre le projet en tête.

Souviens-toi, début février...
Souviens-toi, début février...

Souviens-toi, début février...

Le chant de la meuleuse

Je colle et détoure mon modèle papier sur le morceau de barre qu'il me reste et me lance dans la découpe avec une confiance relative, assise notamment par mon premier essai transformé.

Cette fois, je vise au plus près des cotes finales.
Cette fois, je vise au plus près des cotes finales.

Cette fois, je vise au plus près des cotes finales.

Après avoir grossièrement détouré la forme au disque de coupe, j'attaque les finitions à la lime... Pendant quelques dizaines de minutes seulement.

Car en dépit d'une lime neuve venue remplacer celle qui se trouve à présent scellée sur son guide d'angle à émouture, je trouve que le travail n'avance pas assez vite et estime, compte tenu de l'importante quantité de matière restant à retirer, qu'il y a certainement moyen d'optimiser mes efforts. C'est sûr que quand on a goûté au backstand, on oublie vite ce que c'est que d'être patient...

J'installe donc un disque à lamelles abrasives sur ma meuleuse d'angle et profite ainsi d'une vitesse de travaille comparable à celle d'une bande abrasive verticale, le confort d'utilisation en moins.

Plié en deux au dessus de mon étau pour surveiller la progression de l'abrasif vers la ligne de feutre tracée tout autour de ma silhouette tout en évitant la pluie de particules en fusion arrachées par mon appareil, cette phase de progression rapide dure juste assez longtemps pour me filer une sale courbature dans le cou. Puis, le contour enfin suffisamment proche du résultat, je pose l'outil électroportatif pour une dernière petite demi-heure de travail à la lime.

Comparativement à mon premier essai, j'ai le sentiment d'avoir été beaucoup plus efficace. Et le résultat colle avec précision à mon dessin initial.

Quatre trous et un quart d'heure supplémentaire de travail à la lime de précision, ma silhouette est à présent habillée de ses passages de vis et d'un orifice destiné à accueillir sa future dragonne.

On pourrait presque l'habiller d'un coup de paracorde et en rester la pour le manche.

On pourrait presque l'habiller d'un coup de paracorde et en rester la pour le manche.

Il ne me reste plus qu'à lui tracer sa ligne d'émouture et à donner une forme à sa lame. Mais ça sera pour une prochaine fois car il est déjà tard et que j'ai d'autres projets à terminer si je veux pouvoir parader avec mon autre couteau à la ceinture le weekend prochain.

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